Une pompe à chaleur ne chauffe plus pour trois grandes raisons : un réglage qui bloque la demande de chauffage, un manque d’échange thermique côté air ou eau, ou une vraie panne frigorifique/électrique. Sur le terrain, dans l’Allier, le Cher, la Creuse, l’Indre ou le Puy-de-Dôme, on voit surtout les problèmes apparaître pendant les premières gelées : unité extérieure givrée, filtre encrassé, pression d’eau trop basse, loi d’eau mal réglée, appoint électrique coupé, sonde extérieure mal placée. Avant de parler compresseur HS, il faut procéder dans l’ordre.
Une PAC air/eau bien dimensionnée doit continuer à chauffer par -5 °C à -10 °C, parfois moins selon le modèle. Son rendement baisse avec le froid, c’est normal : un COP instantané qui tourne entre 3 et 4 par temps doux peut descendre entre 1,8 et 2,8 lors d’une nuit froide et humide. Mais elle ne doit pas souffler froid, tourner en permanence sans atteindre la consigne, ni afficher un défaut répétitif. Là, on cherche la cause.
Vérifications de base
Contrôler le mode de fonctionnement et la consigne
Ça paraît évident, mais c’est la première chose que je vérifie en dépannage. Beaucoup de PAC restent en mode été, ECS seule, hors-gel ou programmation réduite après une coupure de courant ou une mauvaise manipulation. Sur certaines régulations, le chauffage peut être autorisé uniquement sous une température extérieure définie. Si cette limite est mal réglée, la machine attend… même si la maison refroidit.
- Vérifiez que le mode chauffage est bien actif, pas seulement l’eau chaude sanitaire.
- Montez temporairement la consigne de 2 °C à 3 °C pour créer une vraie demande.
- Regardez si un pictogramme compresseur, circulateur ou chauffage apparaît sur l’écran.
- Contrôlez les plages horaires : une programmation en mode réduit peut donner l’impression d’une panne.
Sur plancher chauffant, la réaction est lente. Après correction d’un réglage, il faut souvent attendre entre 4 et 12 heures pour sentir une amélioration nette, surtout dans une maison ancienne en Creuse ou en altitude dans le Puy-de-Dôme. Sur radiateurs, le changement doit être plus rapide : entre 20 et 60 minutes selon l’installation.
Regarder la pression du circuit de chauffage
Une PAC air/eau a besoin d’un débit d’eau suffisant. Si la pression est trop basse, le circulateur brasse mal, la machine se met en sécurité ou ne transfère presque plus de chaleur. À froid, on vise généralement entre 1,2 et 1,8 bar dans une maison de plain-pied ou à étage classique. En dessous de 0,8 bar, beaucoup d’installations deviennent instables.
Si vous remettez de l’eau, faites-le doucement. Une chute de pression régulière n’est jamais normale : microfuite, vase d’expansion dégonflé, soupape qui laisse passer, purge automatique fatiguée. Ajouter de l’eau tous les quinze jours apporte de l’oxygène dans le circuit et favorise les boues. À terme, l’échangeur ou les circulateurs trinquent.
Vérifier les radiateurs, le plancher chauffant et les vannes
Si la PAC tourne mais que certaines pièces restent froides, le problème n’est pas forcément la pompe à chaleur. Les robinets thermostatiques peuvent être fermés, une vanne de départ chauffage peut être restée en position fermée après une intervention, ou un circuit de plancher chauffant peut être bloqué. Touchez les tuyaux départ et retour près du module intérieur : si le départ est chaud mais que les émetteurs restent froids, on cherche côté hydraulique.
- Radiateurs tièdes en haut et froids en bas : possible embouage.
- Radiateurs froids en haut : présence d’air, purge à faire.
- Un seul circuit froid : vanne, débitmètre ou tête thermostatique bloquée.
- Tous les circuits froids : circulateur, filtre à tamis, pression ou régulation.
Observer l’unité extérieure
L’unité extérieure doit respirer. Feuilles mortes, neige soufflée, herbes hautes, cartons stockés trop près : tout ce qui gêne l’air dégrade fortement la puissance. En hiver humide, entre Bourges, Montluçon, Guéret, Châteauroux et Clermont-Ferrand, l’évaporateur peut givrer vite. Un léger givre uniforme est normal avant un cycle de dégivrage. Un bloc de glace épais, non.
Laissez au minimum les dégagements préconisés par le fabricant, souvent entre 30 et 50 cm à l’arrière et davantage devant le ventilateur. Ne bâchez jamais une unité extérieure en fonctionnement. Et ne cassez pas la glace au tournevis : une ailette percée ou un tube abîmé peut coûter très cher.
Causes fréquentes
Filtres encrassés et débit insuffisant
Sur une PAC air/eau, le filtre à tamis ou le pot à boues protège l’échangeur. Quand il se colmate, le débit chute. La PAC monte trop vite en température côté échangeur, se met en sécurité, redémarre, recommence. Résultat : la maison ne chauffe plus correctement et la consommation grimpe.
Sur une PAC air/air, les filtres des splits intérieurs encrassés limitent le soufflage et l’échange. Un nettoyage toutes les 4 à 8 semaines en période de chauffe peut éviter beaucoup de faux diagnostics. Pour l’air/eau, le nettoyage du filtre hydraulique demande plus de précautions : fermeture des vannes, chute de pression possible, remise en eau, purge. Si vous n’êtes pas sûr, mieux vaut s’abstenir.
Loi d’eau mal réglée
La loi d’eau ajuste la température de départ chauffage selon la température extérieure. C’est le cœur du confort et du rendement. Si la pente est trop basse, la PAC fonctionne mais l’eau envoyée dans les radiateurs ou le plancher n’est pas assez chaude. Par 8 °C dehors, on ne s’en rend pas compte. Par -3 °C avec du vent, la maison décroche.
Pour un plancher chauffant, on travaille souvent avec des départs entre 28 et 40 °C. Pour des radiateurs basse température, plutôt entre 40 et 55 °C. Avec de vieux radiateurs dimensionnés pour une chaudière fioul à 70 °C, une PAC standard peut peiner si l’isolation est moyenne. Dans ces cas, on étudie radiateurs plus grands, PAC haute température, appoint ou travaux d’isolation ciblés.
Manque de fluide frigorigène
Le fluide frigorigène ne s’use pas. S’il en manque, c’est qu’il y a une fuite. Les signes : PAC qui tourne longtemps sans chauffer, givre anormal sur une partie de l’échangeur, défaut basse pression, bruit différent, performance qui s’effondre. Là, le dépannage relève d’un professionnel titulaire de l’attestation de capacité fluides frigorigènes. On ne “remet pas un peu de gaz” au hasard : il faut rechercher la fuite, réparer si possible, tirer au vide, peser la charge.
Un appoint mal fait peut abîmer le compresseur. Selon la complexité, une recherche de fuite et remise en service peut coûter entre 250 et 800 € TTC, hors grosse réparation. Un remplacement d’échangeur ou de compresseur peut dépasser 1 200 à 3 500 € TTC selon marque, puissance et accessibilité.
Sonde, circulateur, carte électronique ou compresseur
Une sonde extérieure fausse peut faire croire à la régulation qu’il fait 18 °C dehors alors qu’il gèle. Une sonde départ chauffage décalée peut couper trop tôt. Un circulateur fatigué peut tourner par intermittence. Une carte électronique peut envoyer une mauvaise commande. Le compresseur, lui, est plus rarement en cause sur une machine entretenue, mais c’est la panne qui inquiète le plus.
| Symptôme constaté | Cause probable | Ordre de coût 2026 |
|---|---|---|
| PAC allumée, pas de demande chauffage | Programmation, mode été, thermostat, sonde | 0 à 250 € TTC selon réglage ou remplacement |
| Défaut débit ou haute pression | Filtre bouché, circulateur, vannes fermées, boues | 150 à 900 € TTC selon nettoyage ou pièce |
| Unité extérieure prise en glace | Dégivrage, sonde, manque de fluide, évacuation condensats | 180 à 1 200 € TTC selon cause |
| PAC démarre puis s’arrête | Sécurité, carte, compresseur, tension électrique | 180 à 3 500 € TTC selon diagnostic |
| Maison froide par grand froid uniquement | Dimensionnement limite, loi d’eau, appoint coupé | 150 € à plusieurs milliers d’euros selon solution |
Problème de dégivrage
Pourquoi une PAC givre
Une PAC air/eau prélève des calories dans l’air extérieur. Quand l’air est froid et humide, l’échangeur descend sous 0 °C et l’humidité se transforme en givre. C’est normal. La machine lance alors un cycle de dégivrage : elle inverse temporairement son fonctionnement pour réchauffer l’échangeur extérieur. Pendant quelques minutes, elle ne chauffe plus la maison, puis elle repart.
En conditions difficiles, autour de 0 °C avec brouillard ou pluie fine, les dégivrages sont parfois plus fréquents qu’à -8 °C par air sec. C’est typique de nos secteurs de plaine humide et de vallées, notamment dans le Cher et l’Indre. En altitude, le froid sec pose moins de givre mais demande plus de puissance.
Quand le dégivrage devient anormal
Un cycle de dégivrage dure souvent entre 5 et 15 minutes. Si l’unité extérieure reste blanche pendant des heures, si la glace forme une carapace, si les pales du ventilateur frottent, ou si de l’eau regèle sous la machine jusqu’à bloquer l’évacuation, il y a un problème.
- Sonde de batterie extérieure défectueuse : la PAC ne sait plus quand dégivrer.
- Carte de régulation en défaut : séquence de dégivrage incomplète.
- Manque de fluide : évaporation trop basse et givre localisé.
- Évacuation des condensats mal conçue : l’eau regèle sous l’appareil.
- Unité posée trop près du sol : neige, glace et manque d’air.
Conseil de pro : en zone froide, on évite les poses au ras d’une dalle. Des supports muraux ou un châssis surélevé entre 30 et 50 cm limitent les ennuis. Il faut aussi prévoir où part l’eau de dégivrage. Une belle installation en septembre peut devenir une patinoire en janvier si l’écoulement a été oublié.
Quand appeler un pro
Les signes qui imposent un dépannage
Appelez rapidement si la PAC affiche un code défaut récurrent, si le disjoncteur saute, si l’unité extérieure fait un bruit métallique, si le ventilateur ne tourne plus, si la pression chute sans raison, ou si vous voyez de la glace épaisse revenir après nettoyage naturel. Même chose si l’appoint électrique ne prend pas le relais et que la température intérieure descend sous 16 °C.
Un technicien sérieux ne se contente pas d’effacer le défaut. Il contrôle les températures départ/retour, le débit, la pression, l’intensité absorbée, l’état des filtres, les sondes, le ventilateur, les cycles de dégivrage et, si nécessaire, le circuit frigorifique. Sur une PAC air/eau, un bon diagnostic prend souvent entre 45 minutes et 2 heures. Plus si la panne est intermittente.
Combien coûte un dépannage de PAC en 2026
En 2026, pour nos départements, un déplacement avec diagnostic se situe généralement entre 120 et 250 € TTC selon distance, urgence et horaire. Une intervention simple avec nettoyage, purge, remise en pression ou réglage tourne souvent entre 150 et 350 € TTC. Une pièce courante comme une sonde, un pressostat ou un petit circulateur peut porter la facture entre 250 et 900 € TTC. Les cartes électroniques, ventilateurs et compresseurs font vite grimper le devis.
Un contrat d’entretien annuel coûte souvent entre 180 et 350 € TTC pour une PAC air/eau résidentielle, selon puissance et options. L’entretien est obligatoire tous les 2 ans pour les PAC entre 4 et 70 kW, et plus fréquent peut être pertinent sur une installation sensible. Au-delà de l’obligation, c’est surtout le meilleur moyen d’éviter la panne un dimanche de gel.
Réparer, remplacer ou améliorer l’installation
Si la PAC a moins de 10 ans, une réparation est souvent logique, sauf compresseur hors garantie sur une machine bas de gamme. Entre 12 et 15 ans, on raisonne au cas par cas : coût de la pièce, disponibilité, état hydraulique, performance réelle, isolation de la maison. Une PAC récente bien posée atteint souvent un SCOP entre 3,2 et 4,5 en climat moyen, mais en secteur froid ou avec radiateurs haute température, on peut être plutôt entre 2,6 et 3,6. Le dimensionnement compte autant que la marque.
Pour un remplacement complet air/eau, les prix 2026 se situent fréquemment entre 10 000 et 18 000 € TTC pour une maison standard, et entre 16 000 et 25 000 € TTC pour une haute température, une grosse puissance ou une adaptation hydraulique lourde. Les aides peuvent réduire le reste à charge : MaPrimeRénov’, prime CEE avec coup de pouce chauffage, TVA à 5,5 % sous conditions, éco-PTZ. Les montants dépendent du logement, des revenus, du matériel et du remplacement effectué. Une entreprise RGE QualiPAC est indispensable pour accéder aux aides concernées.
La sortie progressive des chaudières fioul et gaz pousse beaucoup de foyers à passer à la PAC, mais une PAC mal intégrée dans une maison mal isolée déçoit vite. Avant de remplacer dans l’urgence, on vérifie les déperditions, les radiateurs, l’équilibrage et l’eau du réseau. C’est là qu’un installateur habitué aux hivers du centre de la France fait la différence.
Pour compléter le sujet, les articles internes liés au dépannage et à l’entretien détaillent les bons réflexes avant l’hiver, les contrôles périodiques et les symptômes à surveiller.
FAQ
Pourquoi ma pompe à chaleur tourne mais ne chauffe pas ?
Les causes les plus courantes sont une consigne trop basse, un mode chauffage désactivé, un filtre encrassé, une pression d’eau insuffisante, une loi d’eau mal réglée ou un manque de débit. Si l’unité extérieure tourne sans produire de chaleur et qu’un défaut apparaît, il faut faire diagnostiquer la PAC.
Est-ce normal que ma PAC fasse du froid pendant le dégivrage ?
Oui, temporairement. Pendant le dégivrage, la PAC utilise de la chaleur pour faire fondre le givre de l’unité extérieure. Le cycle dure souvent entre 5 et 15 minutes. Si cela se répète trop souvent ou si la maison perd plusieurs degrés, le dégivrage ou le dimensionnement doit être contrôlé.
Puis-je redémarrer ma PAC après une panne ?
Vous pouvez couper puis remettre l’alimentation une seule fois après avoir noté le code défaut. Si le défaut revient, n’insistez pas. Les redémarrages répétés peuvent aggraver une panne de compresseur, de carte ou de circuit frigorifique.
Quand faut-il remplacer plutôt que réparer ?
Si la PAC a plus de 12 à 15 ans, si la pièce coûte plus de 30 à 40 % du prix d’une installation neuve, ou si les performances sont mauvaises depuis longtemps, le remplacement mérite d’être étudié. Un diagnostic sur place permet de comparer réparation, amélioration hydraulique et nouvelle PAC.
Faire dépanner ma PAC rapidement : SOFIMA intervient dans l’Allier, le Cher, la Creuse, l’Indre et le Puy-de-Dôme pour diagnostiquer, réparer ou établir un devis gratuit si le remplacement est plus cohérent.
